It’s the music, man!

Voici mon dernier billet de l’année 2008…

Alors autant le dédier au groupe qui m’a marqué de manière indélébile depuis si longtemps…

J’ai toujours écouté de la Soul, du R&B, du Blues…

Aussi, lorsque j’ai découvert le premier film des Blues Brothers, j’ai craqué totalement sur la musique, les numéros des artistes invités et l’humour bon enfant…

Blues Brothers and Ray CharlesShake a Tail Feather

James Brown“Old Landmark” – Do You See the Light… ?!

John Lee Hooker“Boom Boom”

A noter que cette scène est presque totalement coupée dans les DVD du film diffusés en France…

Le premier “Blues Brothers” est l’histoire (assez mince) de la rédemption de 2 “affreux jojos”, Jake and Elwood Blues, interprétés par John Belushi et Dan Aykroyd, qui reprenaient leurs personnages et leur style créés pour l’émission Saturday Night Live.
Sorti en 1980, je l’ai vu, revu et revu… car le plateau était déjà prestigieux et les numéros des artistes présents, raison même du film, me donnent toujours le même plaisir : James Brown en révérend, Cab Calloway jouant Curtis, le mentor de l’orphelinat, Ray Charles, vendant des instruments de musique d’occasion “à crédit” et Aretha Franklin, gérante d’un coffee shop… Les membres du Blues Brothers Band sont aussi présents et accompagnent tant le film que la bande son. Steve “the Colonel” Cropper et Donald “Duck” Dunn, à la base du son Stax et membres de Booker T. & the M.G.’s – c’est par exemple la guitare de Cropper qui débute le titre de Sam and Dave Soul Man en 1967. Les cuivres Lou “Blue Lou” Marini, Tom “Bones” Malone, and Alan “Mr. Fabulous” Rubin ont quant à eux participé aux succès de Blood, Sweat & Tears (et au groupe Saturday Night Live band). Le batteur Willie “Too Big” Hall a joué avec les Bar-Kays et derrière Isaac Hayes…
On retrouve aussi le fameux Boom Boom (bien que le morceau soit très/trop court) de John Lee Hooker, accompagné par l’harmoniciste Big Walter Horton et le pianiste Pinetop Perkins.

Pour Blues Brothers 2000, dédié à la mémoire de Cab Calloway, l’histoire est encore plus mince, mais les participations et les apparitions d’artistes renommés sont telles que… je craque… surtout sur la “battle” finale… Il suffit de regarder la liste des musiciens qui composent le groupe des Louisiana Gator Boys pour rester pantois… de B.B. King à Bo Diddley (qui nous a quittés en 2008), en passant par Dr John (billet à venir), Eric Clapton, Koko Taylor, Billy Preston, Grover Washington Jr… sans oublier d’autres participations dans le film, de Erykah Badu à Junior Wells, Wilson Pickett et j’en oublie…

The Louisiana Gator Boys – How Blue Can You Get

New Orleans – Blues Brothers & Louisiana Gator Boys

Si vous n’avez vu ni l’un, ni l’autre, faites-vous plaisir… 😉 et redécouvrez cette musique des années 60 (et plus), si brillamment mise en lumière, avec un plaisir évident…

A propos des tendances musicales actuelles, le second opus permet à Elwood de poser quelques banderilles savoureuses sur ce que le marché propose…

The Blues Brothers 2000 – Green Onions (Booker T & The M.G.’s)

Voici ce que dit Elwood au groupe qui a décidé d’arrêter de le suivre dans son “délire” (en anglais ici) : You may go if you wish. But remember this: walk away now and you walk away from your crafts, your skills, your vocations; leaving the next generation with nothing but recycled, digitally-sampled techno-grooves, quasi-synth rhythms, pseudo-songs of violence-laden gangsta-rap, acid pop, and simpering, saccharine, soulless slush. Depart now and you forever separate yourselves from the vital American legacies of Robert Johnson, Muddy Waters, Willie Dixon, Jimmy Reed, Memphis Slim, Blind Boy Fuller, Louie Jordon, Little Walter, Big Walter, Sonnyboy Williamson I and II, Otis Redding, Jackie Wilson, Elvis Presley, Lieber and Stoller, and Robert K. Weiss”.
“Who is Robert K. Weiss?”
[pour info, c’est le nom du producteur du film… 😉 ]
“Turn your backs now and you snuff out the fragile candles of Blues, R&B and Soul, and when those flames flicker and expire, the light of the world is extinguished because the music which has moved mankind through seven decades leading to the millennium will whither and die on the vine of abandonment and neglect.

Pour conclure, le Blues Brothers Band, avec ou sans les 2 “frères” a beaucoup fait de concerts, de tournées et de disques que vous pouvez trouver partout. En voici quelques exemples :

Blues Brothers Band – Green onions/Soul finger (Live New Orleans, 1994)

Blues Brothers – Almost (Live Los Angeles, 1979)

Everybody Needs Somebody to Love

You know people when you do find that somebody
Hold that woman, hold that man
Love him, hold him, squeeze her, please her, hold her
Squeeze and please that person, give em all your love
Signify your feelings with every gentle caress
Because its so important to have that special somebody
To hold, kiss, miss, squeeze and please
Everybody needs somebody
Everybody needs somebody to love
Someone to love
Sweetheart to miss
Sugar to kiss

Voilà ce long post est terminé et j’espère que vous l’avez apprécié. Pour continuer, je vous engage à fouiller YouTube et autres sites équivalents à la recherche de plein d’autres extraits… Enjoy! et n’hésitez pas à laisser un petit commentaire…