“unLabel” – introduction

Voici le premier billet d’une série qui va relayer un projet sur lequel je travaille depuis pas mal de temps… Les bases et principes du “unLabel” vous seront présentées sur KoToNTeeJ et bien sûr CybearSonic, mais aussi en anglais sous la forme d’un “business case” sur le site InsightCommunity pendant 15 jours.
J’attends de vous, chers lecteurs, que vous participiez par vos réactions ou commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs, mais toujours dans un esprit constructif…

A suivre…

Ces dernières années, le monde de la musique a bien changé… En fait, c’est surtout le monde de la distribution de musique qui a été impacté ! Car pourtant, il ne s’est jamais autant consommé de musique, sous toutes les formes possibles : CDs, vinyles, téléchargements (légaux ou non), bandes originales de films ou séries, publicité, spectacles et tournées, podcasts, mixtapes, sonneries (ringtones), radios (numériques, en ligne, hertziennes)…
Les technologies (Multimedia, Web et téléphonie mobile) ont apporté l’accès à de multiples sources musicales à des générations de consommateurs, qui pendant (trop) longtemps ont été cantonnés à ce qui leur était proposé par les médias traditionnels (radio, TV et labels orientés « distribution physique » plus que « spectacle »).
Le Web, principalement, a déclenché pour les industries des médias et du « loisir » une forme de Big Bang, qui impose de réfléchir désormais à de nouveaux modèles économiques : fini le marché de masse, finies les limitations d’accès et la pauvreté « entretenue » de l’offre, fini le monopole des « faiseurs de stars »…
Le marché se fragmente, de multiples niches se créent grâce aux outils mis à la disposition du consommateur, qui lui permettent, entre autres, de trouver ce qu’il aime et de communiquer, très rapidement, avec ceux qui ont les mêmes goûts et centres d’intérêt.

Mais l’artiste dans tout cela ? Comment les compositeurs, musiciens, interprètes… qui souhaitent vivre de leur art, appréhendent-ils ces changements ? Difficilement, pour la majorité d’entre eux…

Car, la technologie ne résout pas tout, et même si c’était le cas, peu ont la compréhension et/ou la connaissance des outils qui leur permettent d’évoluer et de trouver leur place dans cet environnement où la concurrence grandit chaque jour, ou de nouvelles possibilités fleurissent quotidiennement pour aller chercher des fans et leur proposer ce qu’ils attendent.

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Aussi, il convient de remettre l’artiste (le groupe) au cœur du débat, dans un environnement tant artistique que contractuel, qui lui permette d’être responsable, de participer aux décisions, de se développer artistiquement tout en étant appuyé, encadré, assisté, coaché…
L’artiste est une marque, l’artiste est un label à lui seul. Autour de lui doivent se développer des services qui lui permettent d’exister et d’être rémunéré équitablement.
Les 4 piliers de la vie d’un artiste sont : composer, enregistrer, se produire sur scène et partir en tournée. Le spectacle vivant devient plus que jamais une composante vitale de la carrière d’un artiste, mais ne peut exister qu’avec la production de nouveaux titres. Pour que l’artiste tourne, l’album est un préalable.

L’idée du « label 2.0 » ou « Music Media Services » (que nous nommerons désormais « unLabel ») part de l’ensemble de ces constats :

  • Placer l’artiste au centre, le traiter comme un « label » autonome, une marque à faire grandir et prospérer – l’impliquer et le motiver financièrement à s’investir.
  • Remettre l’artiste sur scène, le faire tourner, pour qu’il puisse aller à la rencontre de son public et ainsi faire la promotion directe de son art.
  • L’entourer d’une infrastructure de support complète, afin de :
    • le rendre visible (présence numérique, relations presse, radio, TV…),
    • l’aider dans son développement artistique (management et coaching, production…),
    • le vendre (tournées, spectacles, supports physiques et numériques, merchandising…),
    • l’éditer (diffusion, synchro…).
  • Limiter, autant que faire se peut, l’ensemble des intermédiaires, pas obligatoirement utiles et gourmands en marge…
  • Pour placer l’artiste au plus près de ses fans, le mettre en relation avec eux et leur donner toutes les raisons possibles de consommer…
  • Le tout dans un cadre juridique et financier qui apporte cohérence globale et responsabilisation de toutes les parties, couvrant l’ensemble des prestations.

Dans un contexte où les maisons de disques « traditionnelles » signent de moins en moins, où de nombreux artistes n’ont plus de contrats et se retrouvent « indépendants », volontairement ou non, leur proposer un véritable accompagnement, tant artistique que technologique, doit leur permettre d’éclore, ou de prendre un nouvel essor, en étant pleinement impliqués au cœur du débat et « maitres du jeu ».
A lire : l’étude de cas.