Geraldo Pino a largement influencé la scène Afro-Funk et Soul dans les années 60 et 70 en Afrique de l’Ouest. Héros oublié de la musique populaire africaine, ce guitariste, chanteur et leader du groupe The Heartbeats nous a quittés fin 2008 au Nigeria, sans que personne, ou presque, ne le remarque.
Heavy, Heavy, Heavy
En dehors de son propre parcours musical, que l’on redécouvre depuis une dizaine d’années grâce à des rééditions de 33T, il a fortement influencé le jeune Fela Kuti, comme ce dernier l’avoue lui-même dans l’une de ses biographies.
Il y a de cela plusieurs mois, j’avais évoqué très rapidement le nom de l’artiste Nigérian Siji, avec la promesse d’un billet…
Comme il vient de publier une nouvelle vidéo pour remettre en lumière la sortie de son album Adé, voici le temps venu.
Ce 2ème clip sur le titre MORENIKE est donc dédié aux bébés-filles. Ce nom signifiant (à priori) en Yoruba “voilà celle à chérir” peut être donné à la première née.
La musique de ce titre est une variation entre Jazz et RnB, ponctuée de cuivres qui flirtent avec l’Afrobeat et le swing, façon Big Band… et on ressent à l’écoute toutes les influences dont s’est nourri Siji, de ses racines Nigérianes à sa vie Londonienne, puis New-Yorkaise, de Fela ou King Sunny Ade à Marvin Gaye et autres soulmen…
Je pensais vous avoir déjà parlé de ce concert, mais en fait je l’avais omis… Un peu à la manière du fameux “Soul Power” de Kinshasa en 1974, mais sans les boxeurs… Soul To Soul est un concert organisé à Accra au Ghana le 6 mars 1971, avec la fine fleur des musiciens (afro-)américains de l’époque, qu’ils soient de style R&B, Soul, Rock ou Jazz, qui donna lieu à l’enregistrement d’un documentaire.
Un quick & dirty post, pour un titre de James Brown rarement enregistré et diffusé, ici en live en 1969 : I Don’t Want Nobody to Give Me Nothing.
James Brown est l’auteur des paroles, dont je vous propose le refrain à la lecture pour nourrir votre réflexion : I don’t want nobody
To give me nothin’
Open up the door
I’ll get it myself