Pour clôturer ce mois un peu cahotique en termes de publication sur ce blog, je voudrais vous présenter une rencontre faite au Midem : Ndidi Onukwulu. N’en déplaise à certains “puristes” de la linguistique, son prénom se prononce bien avec le “N” = ‘N-dee-dee !
Découverte dans un mini-showcase d’1 quart d’heure, entre 2 conférences dans un amphi, malgré le retard pris par les précédents, elle a su d’entrée imposer sa présence et sa voix, juste accompagnée par un guitariste.
Son style oscille entre Jazz, Blues et Gospel, même si elle sait aussi être très Rock et a touché au Hip Hop. Mais quelle voix…! De celles qui savent transmettre les émotions extrêmes…
D’origine germano-nigériane (coïncidence ou bien ? Ayo, Asa viennent du même “creuset”, ainsi que Nneka dont je vous parlerai bientôt), elle a grandi en Colombie Britannique, au Nord de Vancouver…
Certains ont pu la comparer à Billie Holliday ou Bessie Smith, avec un peu d’Amy Winehouse aussi… Mais elle a touché à tous les styles, depuis les concours de chant où sa maman l’inscrivait jusqu’aux compétitions “Open Mic” qu’elle a parcourues pour trouver sa voie.
Fugueuse dès toute petite, elle peut s’appuyer sur son parcours chaotique pour l’écriture de ses textes et poèmes, et sur ses cours de théâtre pour l’expression scénique. Elle dit d’ailleurs, penser à Tina Turner lorsqu’elle a besoin de s’inscrire dans la “performance” et de trouver son énergie sur scène…
Désormais distribuée en France, l’album Move Together sera disponible en avril 2009. Je vous en dirai plus à ce moment-là.
Vous pouvez écouter 4 titres sur sa page MySpace, son site étant encore en cours de développement…
Mes oreilles ont découvert le Hadouk Trio il y a quelques années, à l’occasion de la sortie du “mythique” Live @ FIP qui m’a été offert…
Depuis, j’ai eu l’occasion de les voir à de nombreuses reprises en concert (dont une fabuleuse “séance” au New Morning qui reste gravée dans ma mémoire…).
Pour tous ceux qui aiment la fusion des styles et des inspirations, la World, le Jazz, je ne peux que recommander d’écouter le “Live @ FIP”, “Shamanimal” ou “Utopies”, mais surtout d’aller les voir à l’oeuvre “en vrai”… pour assister au(x) mélange(s) de celui qui pince (les cordes), de celui qui souffle et de celui qui frappe ou frotte (les peaux)…
Bon, ce n’est pas que je délaisse KoToNTeeJ, car je prépare des billets suite à des idées diverses et variées, mais je n’ai pas vraiment le temps de m’y consacrer à 100%… car mes activités pro me prennent pas mal de temps…
De toutes façons, mon travail va dans le sens de ce blog… Car il s’agit d’Afrique et de musique… mais ça j’imagine que mes lecteurs fidèles (il y en a environ 10% qui reviennent régulièrement) l’auront deviné !
Aussi, je voulais faire un petit point et vous donner l’occasion de lever un peu le voile…
Comme je l’avais annoncé il y a maintenant pas mal de temps, CybearSonic, la société qui publie KoToNTeeJ, a lancé le projet “unLabel“. Je devais expliquer plus avant de quoi il était question, mais au final, plutôt que des longs discours théoriques (très en vogue dans le monde de la “musique 2.0″), je suis passé à l’action directement…
Et naturellement, ma passion pour les “musiques du monde” (voir à ce sujet mon billet sur le site Le Petit Nègre) et le Jazz, mes rencontres au fil du temps, lors de concerts ou via ce blog, m’ont amené à travailler avec des artistes Africains, qui ont la capacité à s’appuyer sur leurs racines, sans les trahir ni les dévoyer, pour faire évoluer leur créativité musicale et chercher à atteindre d’autres sommets…
J’ai cité plusieurs fois son nom sur ce blog (ici ou ici par exemple), sans jamais lui consacrer un billet entier… Shame on me !!! En revisionnant le concert d’ouverture de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud dont j’avais raté le début, je me suis aperçu que Hugh Masekela était celui qui avait lancé les festivités musicales avec sa trompette magique :
Il commence donc avec son classique “Grazing in the grass” et enchaine avec une reprise du “Pata Pata” de Miriam Makeba, interprété par la chanteuse Lira, elle-même Sud-Africaine.
Il y a de cela plusieurs mois, j’avais évoqué très rapidement le nom de l’artiste Nigérian Siji, avec la promesse d’un billet…
Comme il vient de publier une nouvelle vidéo pour remettre en lumière la sortie de son album Adé, voici le temps venu.
Ce 2ème clip sur le titre MORENIKE est donc dédié aux bébés-filles. Ce nom signifiant (à priori) en Yoruba “voilà celle à chérir” peut être donné à la première née.
La musique de ce titre est une variation entre Jazz et RnB, ponctuée de cuivres qui flirtent avec l’Afrobeat et le swing, façon Big Band… et on ressent à l’écoute toutes les influences dont s’est nourri Siji, de ses racines Nigérianes à sa vie Londonienne, puis New-Yorkaise, de Fela ou King Sunny Ade à Marvin Gaye et autres soulmen…