Il y a de cela plusieurs mois, j’avais évoqué très rapidement le nom de l’artiste Nigérian Siji, avec la promesse d’un billet…
Comme il vient de publier une nouvelle vidéo pour remettre en lumière la sortie de son album Adé, voici le temps venu.
Ce 2ème clip sur le titre MORENIKE est donc dédié aux bébés-filles. Ce nom signifiant (à priori) en Yoruba “voilà celle à chérir” peut être donné à la première née.
La musique de ce titre est une variation entre Jazz et RnB, ponctuée de cuivres qui flirtent avec l’Afrobeat et le swing, façon Big Band… et on ressent à l’écoute toutes les influences dont s’est nourri Siji, de ses racines Nigérianes à sa vie Londonienne, puis New-Yorkaise, de Fela ou King Sunny Ade à Marvin Gaye et autres soulmen…
J’étais ce vendredi au Tamanoir, petite salle de concerts perdue au milieu des grands immeubles de Gennevilliers dans le nord de Paris… Venu soutenir Paco Koné, j’ai découvert ensuite le groupe Fanga qui vient de Montpellier.
Structuré autour d’un tryptique batterie/sax/claviers de bonne qualité, Fanga (la force) nous offre, en souvenir de Fela Kuti, un Afrobeat de qualité ou une approche du Highlife.
Un billet rapide pour vous présenter 2 artistes/groupes découverts pendant le Womex, au fil de mes rencontres sur le salon : Elage Diouf et Mdungu.
1/ Elage Diouf
Cet artiste Sénégalais, installé au Canada, sort Aksil, son 1er album solo qui m’a été chaudement recommandé. Et effectivement, la voix et la musique sont très agréables, comme le montre le clip “Dama la nob” (Je t’aime en Wolof, si je ne dis pas de bêtise).
Sous le nom de Fakhass Sico, nom du groupe qu’il forme avec son frère, sort un premier album, récompensé de nombreux prix en 2004.
Ensuite, les frères Diouf partent en tournée à travers le monde avec le Cirque du Soleil pour lequel ils travaillent à la création musicale du spectacle Delirium.
Élage participe au spectacle en tant que musicien et chanteur de 2006 à 2008 et collabore désormais avec le Cirque sur différents événements spéciaux.
En introduction, une traduction libre de la présentation sur son ancien blog :
“Samm Farai Monro, plus connu sous le nom de Comrade Fatso, est l’un des poètes les plus populaires de la scène artistique du Zimbabwe. Né en 1980, il a passé la majeure partie de sa jeunesse au Zimbabwe, inspiré par la vie et le combat pour la justice. Comrade Fatso nomme sa poésie Toyi Toyi Poetry, de la poésie urbaine radicale, issue de la rue, mixant le Shona et l’Anglais, la mbira avec le Hip Hop, la poésie avec la lutte pour la survie. Cette poésie est la voix des marginalisés, des brutalisés, des enfants de la rue, des femmes abusées. Sa poésie n’est pas la voix des sans-voix. Sa poésie, c’est de l’insurrection.”
Ouf ! Déjà, le décor est planté ! Je ne reviendrai pas sur l’état du Zimbabwe, de ses crises politique, sociale, alimentaire et sanitaire… Cherchez dans vos journaux préférés et vous trouverez…
Je vous propose de l’écouter dans Bread and Roses accompagné par Chiwoniso :
Alors, vous avez senti les frissons de l’insurrection latente, où les affligés sont las, mais prêts au dernier combat… avant la mort, peut-être ?
Je pensais vous avoir déjà parlé de ce concert, mais en fait je l’avais omis… Un peu à la manière du fameux “Soul Power” de Kinshasa en 1974, mais sans les boxeurs… Soul To Soul est un concert organisé à Accra au Ghana le 6 mars 1971, avec la fine fleur des musiciens (afro-)américains de l’époque, qu’ils soient de style R&B, Soul, Rock ou Jazz, qui donna lieu à l’enregistrement d’un documentaire.