C’est la rentrée… La plage ou les grands espaces commencent à s’estomper doucement dans votre mémoire… La dure loi du train-train quotidien a repris le dessus… Bref, vous avez (un peu) le moral en berne…
Il vous faudrait un bon coup de fouet pour vous remonter. Un truc qui vous donne le “courage” d’affronter les dures réalités économico-politico-metro-boulot-dodo… J’ai ce qu’il vous faut !!!
C’est sur les écrans dès ce 8 septembre et cette cure de vitamines, c’est le film-documentaire “Benda Bilili” de Renaud Barret et Florent de la Tullaye.
Ce film raconte la “genèse” du groupe Staff Benda Bilili et il offre une vraie leçon de vie… d’espoir, de courage et de volonté farouche, pour passer des rues de Kinshasa la belle (devenue “Kin la poubelle”, comme on peut le lire sur de nombreux blogs Congolais), ravagée par des années d’errance politique, la guerre et les difficultés “classiques” de l’Afrique délaissée… à la lumière, celle des projecteurs de toutes les scènes où ils se sont produits depuis plus d’un an.
J’ai eu la grande chance, en tant que blogueur “musiques du monde”, d’être invité à assister à la projection presse et de les voir ce 2 septembre en session “acoustique” sur Paris et je n’ai vraiment qu’un conseil à vous donner en cette rentrée 2010 : foncez voir ce film ! Vous en sortirez certainement avec du baume au coeur, des envies de conquêtes et, de toutes façons, de la bonne musique dans les oreilles…
J’avais publié ce billet fin janvier 2009 sur le blog Clovys.com (aujourd’hui défunt), qui devait assurer l’accompagnement du lancement de la chaine de TV du même nom au Québec.
Dans ce monde de brutes, entre crises et guerres en tous genres, chaque jour ou presque, nous apporte sa petite consolation : quelques notes de musique qui restent gravées au fond de nos oreilles ou une rythmique bien sentie qui nous permet de continuer d’avancer, le coeur battant, mais un peu plus léger…
Quoi de mieux, même si tout genre musical est respectable, que de douces mélodies d’Afrique, des Caraïbes ou de l’Océan Indien… Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je suis “tombé” dans la musique Africaine comme Obélix dans le chaudron de potion magique… sauf que j’ai toujours le droit d’en consommer aujourd’hui
Je vous propose donc un rapide, subjectif et non-exhaustif, tour d’horizon de ce que l’année 2008 nous a permis de glisser au fond de nos oreilles dans la catégorie “musique du monde”. Et en route pour un peu de dépaysement, pour tous ceux qui ne pratiquent pas déjà…
La révélation de l’année, celle qui donne vraiment envie de courir acheter des CDs, c’est sans aucun doute Victor Démé, du Burkina-Faso, qui a sorti enfin à 45 ans son premier album, après près de 30 ans de carrière en Afrique de l’Ouest et après avoir triomphé de la maladie. Précipitez-vous !
Passons au Mali : en dehors de l’incontournable Welcome to Mali d’Amadou et Mariam, trop “commercial” à mon goût, même si 2 ou 3 titres sortent du lot, il faut écouter The Mandé Variations, la Kora solitaire de Toumani Diabaté, grand maître de cet instrument qui nous avait déjà éblouis avec son Symmetric Orchestra sur Boulevard de l’Indépendance en 2006.
Toumani Diabaté -- Cantelowes
Toujours la Kora, mais cette fois en formation World-Jazz avec le 3ème opus de Kora Jazz Trio. Deux Sénégalais et un Guinéen qui mêlent allègrement percussions d’Afrique de l’Ouest et swing afro-américain, vous ne pouvez pas refuser ça à vos oreilles…
Dans le même ordre d’idées, jetez une oreille curieuse sur le trio 3MA de Driss El Maloumi, Ballaké Sissoko et Rajery, qui croisent les notes de leurs cordes : Oud, Kora et Valiha.
Sautons vers l’Afro-Beat pour prendre un peu plus de rythme : Sean Kuti et Femi Kuti nous ont gratifiés d’un nouvel album, reprenant chacun à leur manière le flambeau de papa Fela…
Un petit détour par le Blue-Funk, cher à Keziah Jones : revenant à ses débuts dans la vie, il a présenté Nigerian Wood au public parisien dans des stations de métro, là où il avait commencé avant d’être remarqué. Ensuite, il est apparu sur l’un des titres que je préfère de Welcome to Mali…
Le Nigeria n’a pas manqué de nourrir nos divers lecteurs numériques, avec Ayo ou Asa… et ce n’est pas fini…
Poussons notre voyage plus loin : la chanteuse et joueuse de Mbira Chiwoniso nous vient du Zimbabwe et suit les traces de son ainée Stella Chiweshe. Le multi-instrumentiste mandingue, compositeur, arrangeur et directeur musical Cheikh Tidiane Seck nous propose l’album Sabaly, entre jazz et racines maliennes.
Sautons maintenant rapidement d’un artiste à l’autre : Rokia Traoré, Touré Kunda, Wasis Diop, Pierre Akendengué, les Frères Guissé… j’en oublie, j’en oublie… ne m’en veuillez pas… promis, je reviendrai, citer ceux qui m’échappent à l’instant, au fil de mes billets !
Je reviendrai dans un autre post sur ma découverte d’Osibisa et de Teddy Osei dans les années 70, mais je ne résiste pas à vous faire partager ce clip et cette musique !
En 2 mots, lors de vacances chez un grand’oncle, j’ai découvert en même temps Osibisa et Art Blakey & the Jazz Messengers !!! Un choc, une révélation !!! Je ne m’en suis toujours pas remis…
Si vous ne connaissez pas, recherchez les premiers albums d’urgence !!!
Alors que sort aujourd’hui l’album Ali & Toumani, je vous propose une vision différente d’une musique, à la base très acoustique aussi, mais qui ainsi accompagnée prend une saveur toute différente…
A peine l’Afrique avait-elle fini de fêter “Sa” coupe du monde, qu’une bonne partie des états se lançait dans la commémoration des indépendances, pour un cinquantenaire parfois en demi-teinte.
Bien entendu ici, le sujet n’est pas de traiter de ces festivités ni de leurs implications politiques ou économiques, mais bien sous l’angle discographique. Car en effet, nombre de petits ou moyens labels se sont engouffrés allègrement dans le thème “50 ans de musiques africaines indépendantes”.
Mais avant tout, un petit peu de musique : Baloji, rappeur Congolais, reprend “Independance Cha Cha”