Au début des années 90 se forme le groupe United Future Organization (U.F.O.) qui pose les bases de la culture clubbing Japonaise. En 12 ans, ils produisent 5 albums et sont reconnus mondialement.
En 2002, Toshio Matsuura quitte le groupe et continue le DJing en parallèle de ses activités de consultant artistique.
En 2010 est sortie sur le marché japonais une double compilation pour célébrer le 20ème anniversaire du label Talkin’ Loud qu’avait créé Gilles Peterson.
J’ai réécouté récemment un “vieux” morceau, coincé entre Kraftwerk et le Disco, en pleine période New Wave ou “post-punk”… Et comme souvent maintenant, j’ai cherché “qui quoi où comment…” Pendant longtemps, je me suis juste laissé bercer par les musiques, d’où qu’elles viennent, dès lors qu’elles savaient chatouiller agréablement ce qui se trouve à l’extrémité de mes conduits auditifs. Maintenant, je cherche à comprendre… y’a du boulot…
D’abord le clip : Moskow Diskow par Telex (1979)
Donc, grâce à Wikipedia (entre autres), j’ai (re)découvert que Telex était un groupe de musique électronique belge, dont j’avais par ailleurs croisé l’un des membres en solo, Marc Moulin, via son album “Top Secret” de 2001.
Marc Moulin a travaillé avec Lio, Alain Chamfort, les mythiques Sparks et a touché à la musique concrète, mais cet album m’avait tapé dans l’oeil, car il était sorti chez Blue Note (j’ai acheté beaucoup de CDs sur la seule mention “Blue Note”…).
Mixant Jazz, Electro, House… à la manière d’un Moby (“Play“) ou surtout d’un Saint Germain (“Tourist“), il a signalé plusieurs fois dans la presse qu’il avait toujours fait ce type de “fusion” avant que cela ne devienne “vendable”… La publication du CD était juste due au fait que d’autres avaient (enfin ?) ouvert la porte…
C’est vrai qu’après l’AcidJaz (nous en reparlerons souvent ici, car j’ai “craqué” pour cette forme de fusion il y a fort longtemps… long sujet…), le NuJazz ou toutes les formes de “Remixed” sur la base des catalogues de Verve ou de Blue Note ont permis de donner un coup de jeune aux standards du jazz les plus funky (en général) enregistrés par ces vénérables maisons pendant des décennies, en les reliftant à petits ou gros coups d’électro…
De jeunes groupes s’y sont mis, comme US3, avec leur version de Cantaloupe Island (Herbie Hancock), ou ont carrément créé (et joué en live !!!) de nouvelles compositions sur le même principe comme NoJazz en France, réussissant à mâtiner jungle, trip-hop et “funk hard bop” pour ne citer que quelques styles “apparents”…
Pour revenir à Telex, et pour clôturer ce post, je vous livre 2 versions “minimalistes” ou “en déconstruction” qu’ils ont réalisées de “standards”. Chacun appréciera… ou pas !
Twist à St Tropez (Les Chats Sauvages)
Rock around the clock (Bill Haley & the Comets)
Update 17/4/09 : Marc Moulin est décédé le 26 septembre 2008 à l’âge de 66 ans. RIP.
J’avais commencé ce billet il y a très très longtemps, mais le malheureux décès du MC Guru, alias Jazzmatazz, survenu hier dans ses 43 ans, m’a ramené à le terminer.
Comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, je ne suis pas un fanatique de Rap, ni de Hip Hop, sauf celui des origines façon “Rapper’s delight”… A l’inverse, les Jazz occupent une bonne place dans ma discothèque… Aussi à la fin des années 80, je ne sais plus comment je suis tombé en “amour” d’un courant à la base anglais et “dance”, qui a pris une ampleur “presque” internationale (Japon, Australie, Italie…). Genre fourre-tout pour certains, j’ai fouillé les disquaires à la recherche de mes artistes et morceaux favoris : ceux qui offraient la fusion entre des artistes de Jazz (live ou samplés) et des Rappeurs ou MCs très doués (avec des touches de Funk, de Soul…). J’ai ainsi découvert en 1983, Guru avec son premier album solo, hors de son groupe Gangstarr, nommé Jazzmatazz.