J’avais écrit un billet à mon retour du Womex 2009, sur la malheureuse disparition d’instruments traditionnels, faute d’interprètes et d’intérêt, dans de nombreux pays Africains…

Voici, par exemple, une jeune interprète, Sophie Nzayisenga, avec un instrument en voie de disparition potentielle, faute d’interprètes qui perpétuent la tradition : l’Inanga est une cithare traditionnelle, dite “sur cuvette”, que l’on trouve au Rwanda et au Burundi. Sophie est elle-même Rwandaise, et bien que les femmes ne soient pas supposées à l’origine jouer cet instrument, de nombreux musiciens ayant disparu dans les conditions que l’on connait, elle a pris la relève.
Malheureusement, le combat doit continuer partout, comme le prouve un court documentaire, réalisé par 3 jeunes étudiantes Américaines au Ghana.
Search for the Spiderweb (en anglais)
C’est un sujet dont j’ai pu discuter à Douala, au mois de novembre, lors d’un symposium auquel je participais sur l’importance de la musique en tant que bien culturel.
S’il est hors de question d’empêcher les jeunes africains d’avoir accès à la technologie (homestudio…) pour composer/créer de la musique, le manque d’éducation musicale, y compris dans la tradition, et le manque d’engouement dans certaines régions pour chercher à créer des musiques “tradi-modernes” comme peut le faire Cheny Wa Gune au Mozambique par exemple, implique que de nombreux instruments ne sont plus du tout joués et les compositions qui allaient avec, sombrent petit à petit dans l’oubli…
Une réflexion complexe à mener, s’il en est, par de nombreux intervenants du monde de la “culture” au sens large…
Tags: africa, ghana, rwanda
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