African voices: OST for “Après l’océan”

Le 8 juillet sort sur les écrans le nouveau film d’Eliane de Latour Après l’océan, co-production anglo-franco-ivoirienne, sélection officielle de plusieurs festivals.

L’histoire suit le parcours de 2 jeunes hommes Otho et Shad, qui quittent Abidjan pour tenter l’aventure en Europe, rêvant de revenir au pays en bienfaiteurs.
Malheureusement, tout ne se passera pas comme ils l’envisageaient.

Ce film tente de montrer les liens qui font se rejoindre l’Afrique et l’Europe au travers de 2 destins : l’ascension à tout prix de Shad et la lutte contre le déshonneur d’Otho.

Bande annonce (VF)

La bande son de ce film sortira également au même moment. L’album Abidja’Taam vise à montrer la richesse musicale, ou vocale de la ville d’Abidjan, peuplée d’un tiers d’étrangers. Et même si chaque artiste y a ses propres origines et identité, le résultat vocal ou sonore est empreint de ce mélange culturel aussi fort que singulier.

Pochette disque Abidja'Taam

Ce soir, jeudi 2 juillet 2009 à 20h, au cinéma MAX LINDER (Paris 75009), aura lieu l’avant-première du film, précédée d’un concert avec des musiciens de la bande son du film : Tiken Jah Fakoly, Ali Wague (flûte peulhe), Eric Thomas (guitariste), Michel Pinheiro (guitariste de Tiken Jah Fakoly) et aussi des musiciens inédits, en provenance d’Abidjan. Pour mémoire, le film a été présenté en avant-première fin mai à Abidjan.

Tiken Jah est aussi interviewé (en 6 vidéos) à propos du film, et s’exprime sur les sujets qui y sont traités. Voici les 3 premiers extraits :

“On a tous envie de revenir”

“Retourner au pays avec un projet pour l’Afrique”

“Etre dans la légalité”

Je ne retiendrai qu’une phrase : “l’avenir est dans la mixité”…

Concernant l’illustration sonore du film, la réalisatrice a souhaité un retour aux voix, plutôt qu’à la musique bien arrangée ou bien mixée. Ainsi, sur la bande originale, et donc l’album se croisent :

  • des stars du reggae, du rap, du ragga et d’autres synthèses musicales de l’Afrique contemporaine,
  • un chanteur chrétien,
  • des chorales, dont une de poissonnières burkinabé,
  • un griot dioula…

Pour ce film, Djeli Moussa Diawara (dont je vais vous reparler très très bientôt) a composé et interprété le titre Kanta, qui conte l’histoire de ce guerrier de légende, qui fonda un royaume à Argungu (Nord Nigéria), au XVIème siècle.

En voici un extrait en animation :