De plus en plus d’initiatives, commerciales, équitables ou purement associatives, apparaissent pour “sauver” les cultures africaines, qu’elles se consacrent à l’art, la littérature ou la musique.
Ainsi, je suis depuis quelques mois sur Twitter l’association américaine Promote Africa, dont le logo ci-dessus est le symbole ouest-africain de la “toile d’araignée” (Ananse Ntontan – Akan), représentant sagesse, créativité et complexité de la vie.
Leur dernière réalisation est un film Deep Roots Malawi, qui capture un instantané des diverses influences de la musique du Malawi, tout en offrant une approche de son histoire musicale. Voici le trailer (en anglais) :
J’ai découvert Jack Djeyim via le billet de Tamba, lorsqu’a été présenté son nouvel album Show me the way en janvier à Yaoundé.
Show me the way
Guitariste, tirant son inspiration tant de ses racines “Bamiléké” que du répertoire de Jackson Brown, Barclay James Taylor, Elton John, Cat Stevens ou Bob Marley, ses repères, Jack Djeyim offre un jazz fusion qui l’a emmené en de nombreuses tournées.
Son quatrième album le voit bien entouré, avec des bassistes tels Etienne Mbappé, des claviers signés par exemple Patrick Bebey et des invités de marque comme Manu Dibango.
Continuant mes recherches de styles et de musiques (il faut bien nourrir mes oreilles…), j’ai trouvé Nakaaya.
NaKaaya est tanzanienne, chante depuis toute petite, et son 1er album vient de sortir.
Née à Arusha (en 1982), elle est passée en 2005 par un reality show est-africain, le Tusker Frame Project, un mix de Star Ac’ et Loft Story. Mais la réduire à cette participation (courte d’ailleurs) serait indigne, car les chansons, qu’elle a créées pour son album “Nervous conditions”, sont très engagées et marquent bien plus son positionnement réel dans la société.
Impliquée dans l’éducation des enfants et particulièrement des jeunes filles, elle est aussi très active pour la cause des femmes.
Le titre “Mr Politician”, le plus connu à ce jour, lui a même valu le désamour de certaines radios : il dénonce la corruption des hommes politiques et pointe du doigt leurs promesses creuses.
Parlons un peu de sa musique : je ne suis pas à la base un grand fan de rap/hip hop, ni du RnB qui envahit nos ondes depuis (trop ?) longtemps.
Mais j’apprécie les fusions musicales lorsqu’elles tiennent la route et qu’elles apportent un peu d’inattendu à nos oreilles, comme le Kwaito sud-africain post-apartheid (à situer entre la house music et le hip hop).
Et c’est le cas ici. Mixant donc hip hop, RnB et musique africaine contemporaine, elle a créé un style agréable qu’elle décrit comme “Afro Beat”, même si ce terme évoque bien d’autres choses.
Voilà de la chanson agréable, engagée socialement et politiquement, on ne va pas se plaindre…
Nakaaya feat M1 – Mr. Politician en vidéo ci-dessous ou à écouter sur sa page MySpace.
Pour conclure : “La femme est l’avenir de l’homme” dit le poète… c’est à promouvoir encore plus intensément sur le continent africain.
Tiken Jah Fakoly sort un nouvel album, auto-produit et réservé (pour l’instant) en distribution exclusive au marché Africain… Radio Libre contient 8 titres, moitié nouvelles chansons, moitié dubs/remix de chansons de son album “l’Africain”.
Voici Conakry Electricité
Enregistré pendant sa dernière tournée, il y chante l’élection d’Obama, la Guinée et ses problèmes d’électricité, le coup d’état en Mauritanie… Il cherche à y attirer l’attention du peuple Africain sur le monde et ses changements et y commente l’actualité pour marquer sa position d’artiste engagé.
Par exemple, la chanson Rasalao, du nom de l’association Ivoirienne dont il a été nommé ambassadeur parle du désarmement et de non-violence. Rasalao signifie Réseau d’Actions sur les Armes Légères en Afrique de l’Ouest.
Alors, petit(e)s coquin(e)s, vous allez bien sûr me demander où l’on peut écouter des extraits…
Je vous propose 2 liens : une page MySpace spéciale Afrique et la page de Couleurs Tropicales, l’émission de Claudy Siar sur RFI, qui a reçu Tiken le 16 janvier 2009.
A noter également que Tiken Jah Fakoly, établi à Bamako au Mali, effectuera une tournée pour construire des écoles en Afrique. La première partie de cette tournée dans plusieurs pays ouest-africains est prévue au printemps. Baptisée Un concert, une école, cette tournée particulière est parrainée par Cheick Modibo Diarra, l’astrophysicien Malien, et aussi Président de Microsoft Afrique, sans oublier son engagement comme ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO et dans bien d’autres structures.
La construction des écoles devrait démarrer au premier semestre 2010.
Bon, ben, je vais pt’être préparer ma valise pour Abidjan, pour assister au concert du 21 mars, moi…
Sans totalement dévoiler tout de suite mes activités du moment, je voudrais vous inviter à découvrir quelques artistes que je suis et pour lesquels je participe à leur présence en ligne, sur des outils comme FaceBook, Twitter…
1 – Djeli Moussa Diawara
Djeli Moussa Diawara est un grand maitre de la Kora. Fort de sa culture traditionnelle Mandingue, il a su faire évoluer son jeu et son instrument. Sa Kora a désormais 32 cordes, lui permettant de couvrir plus de gammes et ainsi d’enrichir les sonorités de la harpe-luth. En complément, il a su, inspiré par le fait qu’il est aussi guitariste, libérer ses mains de l’emprise de la tradition : il peut désormais lâcher la main gauche, et utiliser la droite pour gratter plusieurs cordes et ainsi jouer une rythmique.
Djeli Moussa est donc un innovateur, parcourant allègrement au fil de ses 7 albums (le 8ème est pour bientôt…) le Jazz, le Blues, le Flamenco, la Salsa… accompagnant la majeure partie de ses titres de sa voix céleste…
Au fil du temps, ses collaborations et participations recouvrent des artistes comme Carlos Santana, Stephan Eicher, Kora Jazz Trio, Bob Brozman, Manu Dibango, Janice deRosa, Cheick Tidiane Seck…
Découvrez 2 titres de son prochain album :
Makoura (avec Regis Gizavo à l’accordéon)
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Caravan (Duke Ellington)
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Vous pouvez le suivre sur différents sites :
et bien sûr son blog Djeli Moussa Diawara.