J’ai une grande passion pour la musique d’Angelique Kidjo, depuis la sortie du premier album que j’ai trouvé “Ayé” en 1994 et j’ai eu le plaisir de l’entendre lors du concert en l’honneur de Quincy Jones, ce 14 juillet à Montreux, avec qui elle a travaillé
Issue d’une famille béninoise, dont une maman chorégraphe, travaillant désormais principalement aux USA, sa puissance vocale et l’énergie qu’elle distille sur scéne et dans ses chansons, restent les mêmes.
Avec des racines africaines fortes et toujours bien présentes, sa musique est de plus en plus “électrique” (dans tous les sens…) et le Jazz n’est jamais loin non plus (écouter sur sa page MySpace sa reprise de “Summertime”, extraite de Keep On Movin’ son Best of), voire très Rock (Shango par exemple…). En effet, ses dernières compositions sont des échanges avec d’autres grands artistes, producteurs ou interprètes : Santana, Joss Stone, Alicia Keys, Josh Groban, Peter Gabriel… pour n’en citer que quelques-uns.
Ambassadrice de bonne volonté pour l’Unicef, elle a aussi rencontré Madiba (Nelson Mandela) dans le cadre des concerts 46664 (cf. plus bas dans ce post).
Son dernier album Djin Djin lui a valu un Grammy Award (meilleur album World).
Pour voir plein de vidéos et de clips (Agolo, Adouma, Voodoo Child [nominée 4 fois aux Grammies]…) : sa chaine YouTube.
Electronic Press Kit (EPK) pour Djin Djin (2007)
Agolo (@ Newport Folk ’06)
Voir aussi : 46664.com le site créé à l’occasion des 90 ans de Nelson Mandela pour la lutte contre le VIH (Sida).
J’ai déjà eu l’occasion de dire ici que je n’avais pas une “grande” passion pour le rap/hip hop, avec bien sûr des exceptions. En voici une…
Les fusions qu’a opérées Mokobé (du 113) sur certains titres de son album “Mon Afrique”, sorti en 2007, ont tout ce qu’il faut pour réjouir mon oreille… On retrouve ainsi de nombreux invités, toutes générations confondues dont : Youssou NDour, Salif Keita, Tiken Jah Fakoly, Amadou & Mariam, Seun Kuti, Manu Chao… pour les plus “universellement” connus…
On voit ainsi, encore une fois, que la rencontre, bien menée, de courants musicaux qui n’ont pas forcément de lien direct, si ce n’est leurs “roots”, peut enrichir les horizons de nombreux auditeurs.
Ce travail artistique, appuyé sur une volonté de retour aux racines et de positionnement identitaire (ma psychologie de comptoir ?) porte ses fruits, et pas seulement auprès des fans du style musical d’origine.
De là à ce que j’écoute la totalité de l’album en boucle, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais certains titres ont tout à fait leur place dans une playlist élargie, tout comme “Bouger bouger” de Magic System avec le même Mokobé.
Aly Keïta est issu d’une famille de musiciens, du côté d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et vit désormais en Allemagne.
Depuis tout jeune, il construit et “customise” ses propres balafons, puis en joue sans interruption, y compris aux côtés des meilleurs : Omar Sosa, Rhoda Scott, Trilok Gurtu, Etienne M’bappé, Joe Zawinul…
Virtuose de cet instrument, qu’il a appris très jeune avec son père, Aly fait résonner son superbe balafon, ancêtre du xylophone et du marimba, adapté à ses attentes par l’ajout de quelques calebasses bien placées.
Dans son premier album Akwaba Iniséné ou en tournée, on le retrouve accompagné de Boris Tchango à la batterie, Manou Gallo à la basse, de Dobet Gnahoré au chant ou du Gangbé Brass Band du Bénin.
J’ai beaucoup apprécié le côté très jazzy (afro-jazz), voire afro-funk, de certaines compositions de cet album découvert à l’occasion de Babel Med. Certains titres mettent fondamentalement en avant, et en valeur, la virtuosité d’Aly, d’autres offrent des arrangements qui permettent à toute l’équipe de trouver sa place et de fusionner agréablement.
Ecoutez “Abidjan Folie”, “Maloya” ou “Hommage” sur sa page MySpace, vous ne le regretterez pas, promis…
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