Originally posted 2008-09-01 22:54:01.

Attention, post long !

Immunity - Rupert Hine - couverture album1980, mon année du bac… Juin 1981, mon départ au service militaire… Cette période était (aussi ;-) ) faste en courants musicaux, en cours ou en devenir. J’écoutais donc beaucoup de musique… Je passais beaucoup de temps chez les disquaires : il y en avait encore partout, avec de grands bacs remplis de grandes et petites galettes de vinyl, où j’aimais mettre mon nez pendant des heures.

Bien sûr, comme nous tous, j’ai acheté des choses connues, grâce à la radio, aux boîtes de nuit, aux “boums”, aux copains… mais j’ai aussi acheté des albums pour la pochette ou sur recommandation du disquaire (certains me connaissaient bien… à force… de me voir fouiner et acheter, en moyenne une dizaine par semaine). Je commence aujourd’hui une “série” de posts qui traiteront de “mes années 80“…

Je ne me souviens plus comment j’ai découvert Rupert Hine à travers son album Immunity en 1981. Mais, ce vinyl a été pour moi une révélation. Pop à l’ambiance sombre, voire inquiétante ou dramatique, sons et effets très travaillés, textes poétiques… Un bon mélange pour adolescent pas forcément au meilleur de sa forme ;-) ! Je l’ai passé en boucle… Et puis, il y a du beau monde : Phil Collins (percus, batterie sur plusieurs titres), Phil Palmer (guitariste de studio fort réputé), Marianne Faithfull (voix sur l’un des titres) et Jeannette Obstoj (textes).

Aujourd’hui, cet album, au-delà de me rappeler des souvenirs, est toujours agréable à écouter. Probablement, parce que même un univers “aussi particulier” soit il, s’il est bien produit, a pu rester hors “du temps” et des modes.

Rupert Hine n’est pas un débutant lorsqu’il sort “Immunity”. Son travail solo ou au sein de groupes (réels ou virtuels) a commencé dans les années 70 (Quantum Jump par exemple), mais ce vinyl, et surtout la chanson “Misplaced Love” le place dans les “charts”… Pas loin pour la majorité du public d’un “one hit wonder” ! Mais les fans, dont je suis, ont aussi apprécié les albums suivants : Waving Not Drowning (1982) et Wildest Wish to Fly (1983).

I Hang on to My Vertigo – Rupert Hine – Immunity (1981)

Misplaced Love – Rupert Hine – Immunity (1981)

Samsara – Rupert Hine – Immunity (1981)

Surface Tension – Rupert Hine – Immunity (1981)

The Set Up – Rupert Hine – Waving Not Drowning (1982) (un autre “hit”)

Une rare version live de The Set Up avec Phil Collins en guest.

Comme je le disais plus haut, ce qui frappe dans ces titres, c’est aussi la qualité de production, car Rupert Hine a souvent préféré trouver sa satisfaction dans la recherche musicale et un esprit tourné vers l’exploration artistique. Pionnier de l’utilisation des ordinateurs (Atari !!!) pendant la phase d’édition, même s’il a toujours trouvé que leur utilisation limitait le processus créatif proprement dit pour la composition, il a été conduit naturellement à devenir producteur.

Et quel producteur ! Le retour de Tina Turner, c’est lui, pour Private Dancer en 1984 (et les 2 suivants) ! Idem pour Chris De Burgh (The Getaway – 1983), Stevie Nicks, Thompson Twins’, Geoffrey Oryema (Spirit – 2000), Suzanne Vega, Les Négresses Vertes (Zig Zague – 1994) … A chaque fois, il est présent pour la totalité de l’album ou quelques titres seulement, comme pour les bandes son d’Eric Serra pour le film “GoldenEye” (1996) ou “Le 5ème Elément” de Luc Besson en 1997… Belles références, s’il en est…

Private Dancer – Tina Turner (ici en live)

Donc, j’ai aussi acheté des albums parce qu’ils étaient produits par R. Hine, sans forcément connaitre l’artiste ou le groupe “inside”… !!! Par exemple, The Fixx, un groupe que nous situerons dans la mouvance New Wave :

One Thing Leads to Another – The Fixx

Stand or Fall – The Fixx

Conclusion

Ai-je assez insisté sur le fait qu’un bon producteur pouvait apporter énormément à un titre musical, voire à la couleur de tout un ensemble de titres comme un album ou une bande son ? ;-) Indépendamment de la qualité des artistes-interprètes, des instrumentistes ou des compositeurs, le producteur apporte la touche finale, le petit supplément d’âme nécessaire, par sa capacité à pousser le processus créatif et artistique.

Donc, oui, lorsque l’on doit travailler sur un projet “sonore et/ou musical” d’une certaine ampleur, la production, tout comme la direction artistique qui peut s’en rapprocher plus ou moins, a sa raison d’être… Les couts associés également… ;-)

PS : Rupert Hine vivait depuis le début des années 90 dans une sorte de château transformé en studio aux portes de Paris, après avoir vendu Farmyard Studios en Angleterre à la fin des années 80. Ensuite, il aurait conçu un nouveau studio nommé “El Cortijo” dans le sud de l’Espagne, près de Malaga. Malheureusement, son site Tamboo ne répond plus… Je laisse le lien au cas où… et si quelqu’un a des infos, un petit message me fera plaisir… ;-)

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  • Fabrice ABSIL

    RUPERT HINE vit à LOS ANGELES et il continue à produire différents artistes avec toujours autant de talent.

  • Fabrice ABSIL

    RUPERT HINE vit à LOS ANGELES et il continue à produire différents artistes avec toujours autant de talent.

  • Thinkman

    Fan de Rupert Hine depuis “Immunity”, j’ai eu l’occasion de le rencontrer plusieurs fois au cours de la période où il vivait en France. J’ai notamment pu le côtoyer lors des séances d’enregistrement de l’album “Zigzague” des Négresses Vertes.

    Il a mis sous le boisseau ses projets de sortir un nouvel album sous son nom, mais continue effectivement de produire d’autres artistes en étant basé à Los Angelès. Petit scoop : il apporte sa touche au prochain album de Nolwenn Leroy !

    Je vous recommande vivement l’écoute de l’album-concept “One World, one Voice”, apogée de la collaboration de Rupert avec Stephen W. Tayler, son partenaire ingénieur du son des années 80. Plus d’information sur ce chef d’oeuvre de “collage” musical ici : http://en.wikipedia.org/wiki/One_World_One_Voice_(album)

  • Thinkman

    Fan de Rupert Hine depuis “Immunity”, j’ai eu l’occasion de le rencontrer plusieurs fois au cours de la période où il vivait en France. J’ai notamment pu le côtoyer lors des séances d’enregistrement de l’album “Zigzague” des Négresses Vertes.

    Il a mis sous le boisseau ses projets de sortir un nouvel album sous son nom, mais continue effectivement de produire d’autres artistes en étant basé à Los Angeles. Petit scoop : il apporte sa touche au prochain album de Nolwenn Leroy !

    Je vous recommande vivement l’écoute de l’album-concept “One World, one Voice”, apogée de la collaboration de Rupert avec Stephen W. Tayler, son partenaire ingénieur du son des années 80. Plus d’information sur ce chef d’oeuvre de “collage” musical ici : http://en.wikipedia.org/wiki/One_World_One_Voice_(album)

  • http://www.cybearsonic.com/ CybearDJM

    Merci Thinkman !
    ( ;-) pour ceux qui ne connaissent pas c’est l’un des noms de projets artistiques de Ruper Hine).
    J’avais vu passer l’info concernant Nolwenn Leroy, et d’ailleurs de nombreux fans en recherche d’information sur le “producteur” qui leur était inconnu sont passés par ce blog. Merci à eux.
    Super d’avoir pu côtoyer Rupert, cela devait être passionnant de le voir travailler…
    Je ne connaissais pas cet album… je vais chercher des infos. Petite remarque : WordPress semble ne pas aimer les ( ) dans les URL, donc pour ceux qui veulent consulter le lien proposé par Thinkman, copiez et collez le dans votre navigateur, car le cliquer ne donnera rien…

    Sinon, j’ai trouvé ceci :
    http://www.youtube.com/watch?v=dbFPRnxhoHo !!!
    et plein d’autres vidéos connexes.

    Dans l’absolu, ce projet me fait penser au projet “Music for Change” dont j’ai parlé il y a quelques jours sur cette page http://www.kotonteej.com/?p=678

    Sincerely
    DJM

  • http://www.cybearsonic.com CybearDJM

    Merci Thinkman !
    ( ;-) pour ceux qui ne connaissent pas c’est l’un des noms de projets artistiques de Ruper Hine).
    J’avais vu passer l’info concernant Nolwenn Leroy, et d’ailleurs de nombreux fans en recherche d’information sur le “producteur” qui leur était inconnu sont passés par ce blog. Merci à eux.
    Super d’avoir pu côtoyer Rupert, cela devait être passionnant de le voir travailler…
    Je ne connaissais pas cet album… je vais chercher des infos. Petite remarque : WordPress semble ne pas aimer les ( ) dans les URL, donc pour ceux qui veulent consulter le lien proposé par Thinkman, copiez et collez le dans votre navigateur, car le cliquer ne donnera rien…

    Sinon, j’ai trouvé ceci :
    http://www.youtube.com/watch?v=dbFPRnxhoHo !!!
    et plein d’autres vidéos connexes.

    Dans l’absolu, ce projet me fait penser au projet “Music for Change” dont j’ai parlé il y a quelques jours sur cette page http://www.kotonteej.com/?p=678

    Sincerely
    DJM

  • http://www.cybearsonic.com/ cybearDJM

    J’avais fait un billet fin décembre sur ce projet One World, One Voice
    Il contient les 12 vidéos du making off.
    Enjoy!

  • http://www.cybearsonic.com cybearDJM

    J’avais fait un billet fin décembre sur ce projet One World, One Voice
    Il contient les 12 vidéos du making off.
    Enjoy!

  • http://www.KoToNTeeJ.com cybearDJM

    Le nouvel album de Nolwenn Leroy “Le Cheshire cat & moi” est sorti… La liste des intervenants sur cet album est très “longue” et donc difficile de savoir ce qu'y a fait ou pas Rupert Hine… si vous en savez plus, via la pochette par exemple, n'hésitez pas à commenter…

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